mardi 13 mars 2012

À quoi peut bien servir la queue?


Chez les vertébrés, les animaux qui ont un squelette interne comme nous, la queue est le prolongement de la colonne vertébrale, après le bassin. L’humain n’en possède pas, mais la queue est indispensable pour plusieurs animaux.

C’est elle qui permet aux poissons, crocodiles et cétacés de se propulser sous l’eau, en l’agitant.

La queue aide les félins et plusieurs autres animaux à garder l’équilibre. Par contre, le lynx n’en possède pas et ne semble pas s’en embêter.

C’est aussi un chasse-moustique pratique quand on est une vache ou un lion, par exemple, et que plusieurs insectes nous tournent constamment autour!

Mais d’autres espèces animales ont transformé leur organe en véritable outil pour manipuler des objets. C’est le cas du singe araignée laineux qui vit dans la canopée, c’est-à-dire au sommet des arbres de la forêt tropicale. Le bout de sa queue a un côté dépourvu de poil et possède un relief strié à l’horizontal, un peu comme un pneu, qui l’empêche de glisser lorsqu’elle s’enroule autour d’une branche par exemple. Ce primate aux longs bras et jambes dispose donc en quelque sorte d’une cinquième « main » pour saisir fruits et feuilles dont il raffole. 

vendredi 2 mars 2012

Bec ou sac à provision?

Une image classique de cartoons est bien celle d’un pélican avec la poche sous son gros bec toute étirée et débordante de poissons. On pourrait alors croire qu’il y accumule ses prises de pêche pour ensuite aller les déguster tranquillement à son retour au nid.

Rien n’est plus faux, en fait!
Le pélican ne se sert pas de son bec extensible comme d’un grand sac à provision, contrairement à ce qu’on pourrait croire. L’avant de son corps serait déséquilibré par le poids de ses proies et il pourrait alors à peine voler.

Sa grande poche extensible est en réalité l’équivalent d’une épuisette. Il ouvre largement son bec sous l’eau pour capturer des poissons. Il les avale ensuite presque aussitôt et concentre ainsi le poids dans son estomac, au centre du corps, pour pouvoir se déplacer normalement.

Cet immense pêcheur ailé peut d’ailleurs peser jusqu'à 43 kilos, ce qui en fait l’un des plus lourds oiseaux pouvant voler!

jeudi 20 octobre 2011

Une vie de chasseur

Affût et poursuite sont les deux principales stratégies de tout bon chasseur. Dans le premier cas, l'animal reste caché ou camouflé et guette son prochain repas alors que dans le deuxième cas, il poursuit sa proie sans relâche jusqu'à ce qu'il puisse se remplir l'estomac.

Au cours de sa vie, une libellule expérimente les deux techniques de chasse. Avant d'avoir ses ailes, la jolie libellule passe sont existence dans l'eau des étangs et des fleuves. À ce moment, elle n'a d'autre choix que d'attendre ses victimes malchanceuses (larves d'insectes, crustacés ou têtards). Ses pièces buccales sont modifiées en sorte de masque et sont repliées au repos. C'est le labrum et il est pourvu de crochets effilés. Quand une proie passe près de la libellule, elle projette son labrum pour l'attraper, un peu comme si tu lançais tes lèvres et tes dents sur ta nourriture avant de les ramener vers ta bouche.

Plus tard, quand elle devient adulte et qu'elle se transforme comme on la connaît le mieux, avec ses ailes, elle fait la chasse aux autres insectes dans les airs en les poursuivant. Elle les guette et les repère facilement grâce à ses yeux énormes qui peuvent bien voir, même de très loin. Ensuite, elle vole rapidement vers eux et les poursuit avec détermination, puis les attrape en plein vol!

C'est assez spectaculaire pour un animal de se transformer totalement et d'utiliser deux tactiques de chasse très différentes au cours de sa vie, tu ne trouves pas?

mercredi 19 octobre 2011

Nez ou truffe?


Si on met de côté l'aspect esthétique de notre nez, il nous sert principalement à deux choses : respirer et sentir. Il est d’ailleurs nécessaire de respirer pour détecter une odeur. L’air doit circuler au niveau de récepteurs olfactifs qui se trouvent sur les muqueuses à l’intérieur du nez.

Mais à l’exception des singes et de certaines chauves-souris, les mammifères n’ont pas un nez, mais plutôt une truffe. La peau est légèrement humide, comme tu l’as sûrement déjà remarqué en touchant le museau d’un chien ou d’un chat. C’est ce qui leur permet de détecter d’où vient une odeur, question de prévenir d'un danger ou de savoir où se trouve le prochain repas. En effet, avec le vent, les deux narines ne se refroidissent pas exactement à la même vitesse, ce qui leur fourni l’information dont ils ont besoin.

Chez les mammifères aquatiques, le nez a pratiquement perdu son rôle de détecteur d’odeurs. C’est logique, puisque lorsque l'animal est sous l’eau, ses narines se bouchent pour bloquer l’eau.

mardi 18 octobre 2011

De nombreux bras, mais ni gauche ni droite


Il est difficile d’imaginer un être vivant plus différent de nous qu’une étoile de mer. Pas de tête, ni de queue, mais un simple centre prolongé par des « bras » disposés en rayons. La plupart des animaux que nous côtoyons ont un côté gauche et un côté droit. Même si l’étoile de mer n’en possède pas, il ne faut pas croire qu’elle n’est pas symétrique!

Elle aussi a une symétrie, qui a une base cinq, ce qui veut dire qu’elle a cinq bras, parfois dix, bref, toujours un multiple de cinq. Il arrive de voir une étoile de mer avec six bras, mais c’est toujours sur des espèces qui en ont normalement cinq. Ses « bras » lui servent de jambes grâce aux ventouses qui recouvrent son côté ventral. Ils lui servent aussi de mains puissantes qu’elle peut fixer à des coquillages pour les ouvrir.

Autre fait inusité, l’étoile de mer possède une faculté de régénération étonnante : si un prédateur lui arrache un bras, celui-ci repousse en quelques semaines. Chez certaines espèce, l’insolite va plus loin : une étoile entière peut se régénérer autour d’un bras seul.

Il existe plus de 1500 espèces connues d’étoiles de mer et sûrement encore beaucoup à découvrir. Alors la plus farfelue et colorée des étoiles de mer que tu puisses imaginer existe peut-être!

lundi 17 octobre 2011

Œil pour œil!


Dans le monde vivant, les yeux ont différentes fonctions. Ils te servent à voir ce qui t'entoure, à lire ce texte, à regarder la télévision... Tu les utilises si souvent que tu les prend probablement pour acquis. Mais chez les autres animaux, ils servent parfois simplement à détecter la lumière pour que l’animal s’oriente, parfois ils sont sa principale source d’information sur le monde extérieur. Ils ont toute sorte de formes, de couleur... et de nombre!


L’œil du taon, comme celui de plusieurs autres insectes, est constitué de milliers de facettes, appelées ommatidies. Chacune d’entre elles possède un capteur sensible à la lumière et aux couleurs et toutes les informations sont mises en commun pour reconstituer l’image complète.

La coquille Saint-Jacques possède quant à elle deux rangées de nombreux petits yeux qui sont assez perfectionnés pour détecter l’approche d’un prédateur et lui donner le temps de fuir.


Chez le tarsier, petit primate qui se nourrit d’insectes durant la nuit, chacun de ses deux yeux est presque aussi gros que son cerveau! Il est très rare que les primates soient nocturnes, il n’est donc pas étonnant qu’une grande partie de son cerveau soit consacrée à l’analyse des informations fournies par ses yeux.

De son côté, le caméléon possède non seulement la capacité incroyable de changer la couleur de sa peau pour mieux se camoufler, mais il possède également deux grands yeux qui peut bouger séparément. Ça lui probablement donne un air "louche", mais c'est très pratique pour détecter les petits insectes dont il raffole.

Un éléphant, ça trompe, ça trompe...


L’éléphant est un mammifère qui nous est très familier et on prend presque pour acquis sa trompe qui le rend si spécial et qui est, au fond, pas mal étrange! Si tu ne connaissais pas l’éléphant, pourrais-tu t’imaginer un animal avec un nez et une lèvre supérieure qui ont fusionné, qui se sont allongés et qui sont devenus un genre de bras?

Dans leur évolution, les éléphants ont développé cet organe qu’aucun autre animal vertébré ne possède, puisque la trompe n’est pas soutenue par un os. En fait, la seule chose qui pourrait lui ressembler est le tentacule d’une pieuvre, mais même lui n’a pas toutes ses qualités.

Ce qui donne autant d’habileté à l’éléphant c’est l’extrémité de sa trompe qui lui sert à prendre des choses. Avec deux « doigts » (s’il est d’Afrique) ou un seul (s’il est d’Asie), l’éléphant est capable de saisir de très petits objets, comme on le fait avec notre pouce et notre index. L’éléphant se sert aussi de sa trompe pour boire et se doucher, pour palper sa nourriture, la prendre, la porter à sa bouche et pour s’asperger de poussière ou de boue.

Comme on le fait avec nos bras, il utilise aussi sa trompe pour caresser ses amis, jouer ou frapper ses adversaires. Finalement, une trompe est bien utile comme tuba quand l’eau est trop profonde ou comme trompette quand il faut communiquer avec les autres éléphants!